Something Added a construit une usine noire automatisée avec Bonx, produisant plus de 10 000 pièces par mois avec une équipe réduite


Le vrai défi de la fabrication additive n'est pas la conception, mais le passage à la production industrielle. C'est précisément à partir de ce défi que Something Added, qui fabrique des semelles intermédiaires imprimées en 3D pour la chaussure de performance, a été créée. Ils ont démarré avec une usine de 1 000 m² à Barcelone, conçue dès le départ pour fonctionner en continu, rester légère et être reproduite à l'international.
Tenir cette ambition signifiait transformer chaque décision de production répétitive (quelles commandes regrouper, quelle tâche affecter à quelle machine, comment tracer chaque pièce) en une règle que le système exécute seul.
Dès le départ, la vision était ambitieuse. Mais très vite, Something Added s'est heurté à la réalité opérationnelle. Chaque cycle d'impression impliquait la réception et l'analyse de fichiers 3D, des vérifications manuelles, des décisions d'opérateurs pour lancer les ordres d'impression et des actions physiques répétitives sur les machines.
Ces actions sont acceptables en R&D, mais dès que l'objectif devient une production continue, elles deviennent un goulot d'étranglement structurel.
À ce défi s'ajoute une contrainte spécifique à la fabrication additive : des pièces issues de dizaines de commandes différentes peuvent être produites ensemble dans le même cycle. C'est parce qu'une impression correspond à un bloc de poudre contenant un lot de semelles intermédiaires, ce qui implique de regrouper plusieurs commandes pour optimiser la consommation de matière et le temps machine. Au final, chaque pièce produite doit être rattachée au bon client, au bon prix, avec une traçabilité complète.
Face à ces contraintes spécifiques, Something Added a choisi de structurer son système de production avant d'augmenter les volumes. La priorité était de trouver une solution capable d'automatiser les décisions répétitives, de regrouper les commandes, d'affecter les tâches aux machines selon des règles industrielles claires et de gérer la charge de travail en temps réel, tout en conservant la flexibilité nécessaire pour faire évoluer ses processus.
Ce dernier point est crucial. Parce que les produits et les workflows chez Something Added évoluent rapidement, la solution retenue devait s'adapter sans dépendre d'intégrations lourdes ni de conseil externe. L'équipe a donc tracé une ligne claire dès le départ, en écartant toute solution nécessitant trop d'actions manuelles, des workflows figés ou une intégration insuffisante avec les imprimantes 3D.
Something Added a évalué des logiciels spécialisés pour l'impression 3D ainsi que des ERP industriels tout-en-un. Les premiers comprenaient les machines, mais ne pouvaient pas s'adapter à une organisation encore en construction. Les seconds géraient des flux de production standard, mais le modèle de Something Added ne l'était pas. Ce dont ils avaient besoin, c'était un système capable d'encoder leurs règles industrielles spécifiques (comment les commandes sont regroupées, comment les tâches sont affectées, comment l'ensemble évolue) et de s'adapter à mesure que l'activité montait en charge.
Bonx était la seule option capable de répondre aux deux exigences. Une fois Bonx sélectionné, le travail a démarré sur site. Les équipes se sont rendues à Barcelone pour observer les opérations réelles de l'usine Something Added, accompagner les opérateurs et comprendre précisément comment les processus fonctionnaient.
Parallèlement, ils ont travaillé directement avec les équipes techniques d'HP pour mettre en place une connexion native entre Bonx et les imprimantes 3D, une intégration essentielle au modèle industriel de Something Added.
Deux mois plus tard, Bonx était opérationnel en production.
Avant Bonx, la production reposait sur une chaîne d'étapes manuelles : réception des fichiers 3D, vérifications, regroupement des commandes, sélection des machines et lancement des ordres d'impression.
Ce n'était pas que des clics. Cela impliquait aussi des déplacements constants dans l'usine, des allers-retours entre les postes, les machines et les fichiers, et une forte dépendance aux opérateurs pour faire avancer la production.
Avec Bonx, les opérations ont changé. Les commandes sont regroupées automatiquement, les ordres de fabrication sont générés et les tâches sont affectées aux machines selon des règles prédéfinies. Les équipes ont cessé d'organiser la production pour se consacrer à la supervision de l'exécution.
Depuis le déploiement, Bonx est utilisé quotidiennement. Les workflows ont évolué, de nouveaux opérateurs (dont des intérimaires) ont été intégrés et l'organisation s'est adaptée sans avoir à reconstruire le système.
La solution a déjà évolué au rythme de la croissance rapide de Something Added, y compris lors de périodes de fonctionnement à 100 % de capacité, avec une production 24h/24 7j/7 et des dizaines de milliers de pièces produites chaque mois.
« Nous pilotons une usine noire entièrement automatisée, et Bonx en est le socle. Il structure nos opérations sans nous ralentir. Le système soutient notre croissance en maintenant tout synchronisé. »
— Romain Adamowicz, directeur général de Something Added
Avec Bonx déployé et la production structurée, Something Added peut se concentrer sur ce qui vient ensuite. La première priorité est claire : approfondir l'automatisation.
L'objectif est de réduire davantage l'intervention humaine là où elle subsiste encore, notamment dans les flux physiques, afin de rendre l'unité plus robuste, plus prévisible et plus facile à exploiter.
La deuxième priorité est la réplication. L'unité de Barcelone a été conçue dès le départ comme un standard : une usine compacte, pilotée par une équipe réduite, gérée via un système centralisé. Cette logique permet de déployer le modèle à l'international, au plus près des marchés clés, sans reconstruire l'organisation à chaque ouverture d'un nouveau site.
Bonx continuera de croître avec Something Added, et réciproquement, à mesure qu'ils développent leurs opérations. Ce socle permet de reproduire un modèle industriel éprouvé sans réintroduire de complexité au fil de la croissance.
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